Les voluptés du temps

14 novembre 2018

L comme... Léonie à Lembras!

Bon, ben je n'ai plus le choix, il n'y a qu'une personne et qu'un lieu qui correspond à cette lettre. Lembras se trouve en Dordogne, à quelques kilomètres de Bergerac. Tout comme Amour s'écrit avec un grand A, Léonie aussi... Ah je pourrais refaire la chanson de Fernandel avec et au lieu de Félicie, ce serait Léonie, mais ça serait moins drôle car ce post va être bourré de tendresse et d'amour, et mon bureau de mouchoirs, et puis Ma Léonie n'est pas bancale et elle n'a pas de poil aux pattes!

Léonie est ma grand-mère maternelle, Mémé pour ses petites-filles. Elle est l'amour inconditionnel grand-maternel, elle est le battement de mon coeur chaque jour et chaque fois qu'elle me revient à l'esprit. Elle vit avec moi, à l'intérieur de moi. Ma mémé est décédée le 15 septembre 1978, j'avais 8 ans 3/4 quand un soir, la sonnerie du téléphone a retenti en moi comme le glas, avant même que ma mère ne décroche ce fichu téléphone, tout nouvellement installé dans notre maison toute neuve... Ma mère lavait notre chienne pékinoise dans la baignoire et je la regardais faire, le téléphone sonna, elle s'est précipitée pour répondre, me laissant avec chien, mousse et eau, le tout dégoulinant. Mais au moment où elle lâchait tout, je savais...

Je ne savais pas par contre que Léonie était hospitalisée, c'est le médecin qui a prévenu ma mère. Cette dernière a appelé mon père qui était de garde (militaire). Elle a fait des valises, nous a collé chez la voisine que l'on connaissait à peine et sont partis, sans un mot, sans une explication... Arf, si peut-être quand même et encore, pas sûr!

Voilà, on ne reparlera plus de Mémé à la maison, nous n'irons plus la voir, mais si, nous y retournerons, tous les 1 novembre... Si un 1er novembre vous me cherchez, n'allez pas dans un cimetière, je n'y serais pas! 

Pourquoi autant d'amour pour elle que j'ai connu si peu? Parce qu'elle est douce et aimante, câline et gentille, parce que lorsqu'on arrive chez elle, elle nous prépare une "salade" d'échalotes et d'oignons, et ne cherchez pas de salade là-dedans, il n'y en a pas, juste des oignons, des échalotes et de la vinaigrette! Parce que sa soupe à l'oignon est un régal, comme toutes les autres. Parce que avec des pâtes elle fait des gratins à la poêle fondants et croustillants. Parce qu'il y a toujours du sirop d'anis dans le pichet en plastique transparent et bleu et qu'elle nous laisse utiliser le parfum à la violette qui est dans la chambre de nos parents... Elle a un confiturier qui sent bon le pain, le poivre et le bois. Sur sa cuisinière à bois, il y a toujours de l'eau qui boue, une soupe qui cuit, un café qui reste au chaud. Sous cette cuisinière, elle y range ses chaussons pour qu'il reste au chaud et ceux de ma Tatie. Mémé vit seule avec sa fille ainée depuis le décès de son mari, en 1967, je ne l'ai pas connu, mais il paraît qu'il était formidable, j'en déduis qu'ils allaient donc de paire!

La maison de Léonie est très grande, la pièce de vie doit faire pas loin de 100 m², avec son parquet qui brille et que l'on s'amuse à astiquer avec les pailles de fer à nos pieds. La salle de bain n'existe toujours pas, on se lave dans l'évier en pierre, creusé dans le mur et une fois débarbouillés, la vaisselle faite (nos bols avec nos prénoms dessus), on referme les deux portes pour le cacher! Les toilettes sont dans le chai, que ça fait peur d'y aller, il y a du bruit dans les buches qui attendent d'être brulées, certainement des souris. Au fond du chai, une porte en bois qui donne sur le trône! Et quel trône, un caisson en bois avec en son centre, un trou gigantesque, d'un diamètre bien plus grand que ce que je dois poser dessus... Heureusement, la nuit nous avons un pot de chambre!

Notre chambre dessert celle de Léonie à gauche et celle de Tatie à droite. Les portes grincent, le parquet présent ici aussi (et toujours pas de Félicie, ni de cale!). Notre lit est un cosy et dans ce même lit, bien que la literie soit changée, mon petit-fils y dort lors de ses visites. De mémoire, il date de 1875 et pour rien au monde je ne m'en séparerai, tout comme de la machine à coudre de ma grand-mère qui trônait dans sa chambre.

Vers 15 ou 16 heure, le tube, enfin le Citroën type H de l'épicier passe et ça c'est trop chouette, parce que chez nos parents, on ne fait pas 4 heure et que chez mémé, si! Limonade et pain au chocolat... Hum! J'ai bien dit pain au chocolat et pas chocolatine qui ne sont pas du tout la même chose! Après notre collation, nous repartons jouer dans la campagne, il faut dire que rien n'est fermé, aucune clôture, enfin, si, devant à cause de la route, mais derrière, il n'y a aucune barrière. Nous courrons au travers des vignes de Pécharmant, nous ramassons de poires, quelles sont belles, bien vertes!!! Vive le pot de chambre!!! Et les figues violettes! Les noisettes nous attendrons pour le fameux 1er novembre! Nous étions libres, heureuses, aimées et choyées!

Des souvenirs en si peu de temps, j'en ai à la pelle, j'ai tout gravé en moi, mais si la vue, l'ouïe, le toucher et le goût ne me ramènent pas à Lembras, les odeurs m'y transportent illico. Pas celle du pain, ça n'est plus du pain que l'on mange aujourd'hui... Pfff! Mais celle du poivre, celle du bois, celle du buis, celle de la campagne, ou tout simplement de la Dordogne. Aujourd'hui, je me surprends à saler comme elle, au gros sel... Et surtout, j'ai appris à aimer, à respecter, à choyer mes enfants dès leur naissance, tout comme elle a tant aimé ses filles. Et non pas que je veuille que mon petit-fils souffre un jour de mon absence, mais je veux lui donner un souvenir impérissable de moi, de nous, comme j'ai celui de ma Mémé que j'appelle très tendrement Ma Léonie. Si vous voulez la rencontrer, elle est sur la photo de mariage avec ma Tatie sur les genoux, entre l'accordéoniste et le marié. Mon grand-père est tout en haut, faisant le pitre comme à son habitude, avec son beau-frère, le béret en arrière, le verre à la main et le doigt dans la bouche! Les parents de Léonie, Marie-Jeanne et Louis sont à côté de la mariée, Anna, une autre de leur fille. 

Mariage_1937J'adore cette photo, car tous les enfants et petits enfants de Marie-Jeanne et Louis sont présent. 

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13 novembre 2018

K comme... Kilo!

Je lis sur Wikipédia que le symbole k n'a de sens que lorsqu'il est accolé à un symbole d'unité. Euh, notre K à nous sur ce challenge a beaucoup de sens... Ah oui c'est vrai, nous formons aussi une unité, les généalogistes!

Sans retourner au temps de notre école primaire avec les briques de différentes couleurs à empiler, j'aimerais un minimum revoir comment, un jour, un type, ou plutôt un groupe a décidé que tiens, ça, ça fait un kilogramme, ou un kilomètre, puisque 1000 fois plus grand que le mètre. Oui donc d'où vient le kilogramme ou le mètre ou les autres systèmes de mesures!

L'étymologie de kilo provient du grec χίλιοιmille. Il est proposé par l'Académie des sciences et a été officialisé en France par la loi du 7 avril 1795.

Avant 1795, chaque village parfois, chaque région très souvent et même chaque métier avait sa propre mesure. Imaginez le souci que cela pouvait donner lors des grandes constructions par exemple! Once, quille, pied du roi, roquille, tonneau ou encore boisseau corde, on comptait plus 700 mesures différentes!

Il a donc fallu définir des étalons pour chaque unité de mesure: pour le mètre, les scientifiques l'ont défini par rapport au méridien de la terre, il est égal à 1/10 000 000 fois la longueur reliant le pôle nord à l'équateur. Le gramme a été défini par 1 cm³ d'eau pure à 4°C. En 1799, des étalons de mesures sont fabriqués, puis envoyés dans tout le royaume. Toute la France pourra mesurer et peser de la même manière.

place_Vendôme_-_mètre_étalon

Plaque_sur_le_mètre_étalon,_rue_de_Vaugirard

Ainsi, on aurait pu dire encore aujourd'hui, qu'un agriculteur a une verge carrée de terrain. Qu'il vaut mieux boire une pinte à Bordeaux qu'à Paris, qu'une pipe vaut 420 litres à Saumur contre 624 litres à Cognac.  L'aune mesure 3 pieds, 7 pouces, 10 lignes 5/6 soit 1.188 mètre. Sauf qu'à Strasbourg, elle mesure 52 cm et dans le Dauphiné, elle avoisine les 2 mètres. Autant ne pas commander par correspondance à cette époque! 

 

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12 novembre 2018

J comme... J'peux pas, j'ai challenge!

Je rigole! Mais j'en profite! Je vous ai dit que je faisais le challenge au jour le jour, parce que dans ma vie, tout ce fait au jour le jour et que je ne peux rien faire à l'avance! C'est comme ça et donc c'est vraiment un double challenge pour moi!

À peine j'ai trouvé et publié ma lettre du jour, que je réfléchis déjà même à la prochaine... Le lendemain je commence sur un thème, puis bof, non, ça ne me plaît pas, pas assez de matière, trop vague, trop sensible je n'en parle pas, j'efface, je réfléchis (si si, ça m'arrive) je refais... Bref, aujourd'hui je vais faire le point d'où j'en suis dans mon arbre.

Petit à petit, je reprends tout, car au début, les sources, je les laissais de côté. Je trouvais que c'était une perte de temps et ça faisait une multitude de sources dans le dictionnaire... Après je les regroupais toutes sous une seule: AD de tel endroit ou tel autre, je notais quand même le numéro de la page de la vue. Maintenant, je me rends compte que c'est vraiment important, alors je reprends tout depuis le début et pour le reste de la maison... J'peux pas, j'ai généalogie! 

Alors forcément quand il n'y a dans la famille qu'une méga adepte de la chose, des fois, il y a des dents qui grincent, mais pas grave, j'ai généalogie! Et puis c'est tout! C'est mon dada, mon joujou! Sauf que voilà, depuis bientôt 9 mois, je suis Mamie et quand mon z'amour vient à la maison, c'est plutôt: j'peux pas, j'ai Clément! Dilemme! Allez savoir pourquoi, C'est toujours lui qui remporte mon coeur à ce jeu! Bref aujourd'hui il n'est pas là, alors je fais le point...

Je dois bien reprendre à partir de ma 6ème génération. Il me manque plein de dates de décès, et encore pas mal de sources. À cette époque, je devrais tout pouvoir retrouver sur les AD en ligne, car j'ai jeté l'éponge pour la 5ème génération, car impossible de trouver les dates de décès pour le moment, c'est trop récent pour le net.

Hier, j'avais généalogie et heureusement car depuis ce matin, je me perds dans les dédales historiques. Oui j'adore l'histoire, sauf que je ne retiens aucune date, aucun nom, donc je révise et du coup, découvre plein de choses qui me paraissent nouvelles... Sauf qu'enfuies dans ma petite tête, mais réelles sur mon arbre, donc déjà vues et notées.

Bref hier, j'ai bien travaillé (je voulais continuer ce matin, mais je me suis perdue, mais vous le savez) et j'ai trouvé plein de dates, plein d'actes, rempli plein de source! Je suis fière de moi! Mais il m'en manque, je ne suis qu'à 84% des recherches pour ma 6ème génération. Oui, parce que hier, en voulant remplir ma 5ème génération, j'en ai profité pour remplir les suivantes... Bref, cafouillis total, mais en tout... 24 actes retrouvés sur 3 générations, 5,6 et 7! 

La G5, je vais me faire aider pour trouver ces actes. La G6, certains sont vraiment pour le moment introuvables, mais je persiste toujours. Pour la G7, prend place le premier géniteur inconnu... 

AvancementC'est en voyant le travail qu'il me reste à accomplir, que je dis encore plus:"j'peux pas, j'ai généalogie!" Mais pour l'heure c'est plutôt: "j'peux plus, j'ai Clément qui arrive!" Hihi, c'était pas prévu! 

 

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10 novembre 2018

I comme... Implexes!

Lorsque j'ai commencé ma généalogie fin 2006, j'ai d'abord reçu un arbre et des fiches d'un cousin de mon père. Quelle aide très précieuse pour un début! Ensuite, je me suis attelée à la demande en mairie et comme beaucoup, je suppose, je scrutais ma boîte aux lettres. Quelle joie lorsque je pouvais continuer à faire croitre mon arbre! Ensuite, petit à petit les archives départementales ont mis en ligne les premiers actes d'état civils et paroissiaux, j'étais aux anges!

Un jour, voire une semaine, il m'est arrivé une chose très étrange pour moi et il m'a fallu du temps pour comprendre le pourquoi du comment de cet imbroglio... J'avais dû me tromper quelque part, mais impossible de trouver ma faute. Mon arrière-grand-père avait les mêmes arrière arrière-grands-parents...  Encore aujourd'hui, s'il m'est aisé de descendre l'arbre en partant d'eux jusqu'à Achille (toujours lui), il m'ait toujours difficile de le remonter sans me tromper. 

Jean-Baptiste BRASSEUR et Marie-Jeanne ABRAHAM (sosa 268-269/286-287) ont eu 3 enfants dont deux sont mes ascendants. Ils se sont mariés, ont eu des enfants, qui en ont eu... Et hop, jusqu'au jour où Paulin épouse Marie Célestine et naquit Achille...

J-P BRASSEUR

 

Mes deuxièmes implexes viennent de Jean GILBERT et Antoinette MANCEAU (G10)(sosa612-613/1060/1061) Suivi de très près par Johannes CORNET et Élisabeth MIETTE (G10)(sosa 614-615/1062-1063). Car figurez-vous que les deux filles de Jean et d'Antoinette se sont mariées avec les deux fils de Johannes et d'Élisabeth! 

Johannes CORNET

Malgré mes "années" d'expérience, tout cela me paraît très virtuel, il faudrait que j'imprime mon arbre... Le souci, c'est la place qu'il faut pour pouvoir l'installer!

L'implexe le plus... complexe est Charles Martel! 32 fois mon aïeul! 29 fois par son fils Pépin, 1 seule fois par son autre fils Carloman et 2 fois par sa fille Aude. Complexe j'ai dit, alors inutile de me demander de remonter à l'oeil jusqu'à lui!

Charles Martel

Mais il y a tant d'ancêtres dont je n'ai pas réussi à remonter jusqu'au 18ème siècle... 

L'implexe le plus récent que je côtoie, c'est ma cousine dont je parlais hier, quel méli-mélo pour monter notre arbre alors que ses parents sont cousins germains et que la famille est trèèèèèssss grande!!!!

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09 novembre 2018

H comme... Henriette!

Henriette est née le 31 janvier 1927 à Lanouaille (Dordogne) et dans 2 mois et demi, elle fêtera ses 92 ans! Elle est LA Mémoire d'une partie de ma famille, elle est la soeur de feue ma grand-mère, ma Léonie adorée.

Henriette, je l'ai rencontré pour la première fois, il y a bientôt 3 ans, ça fait très tard dans une vie! À cela est dû au déménagement de ma grand-mère vers Bergerac, s'éloignant ainsi de plus de 80 km de toute sa famille, ses parents et ses 9 frères et soeurs. Je n'ai eu connaissance de tout ce petit monde qu'au moment du décès de ma mère, lorsque la généalogie a commencé à me titiller! C'est comme cela que j'ai rencontré ma première cousine, fait étonnant, elle habite à 300 mètres de l'ancienne maison de mes parents, mais à plus de 300 km de son Périgord natal! C'est fou ça! 

Après avoir fait connaissance avec ses tous proches, elle m'a emmené visiter tour à tour les cousins, majoritairement restés dans ou vers le berceau familial. Un pur bonheur de mettre des visages sur des noms!

L'an dernier, après maintes demandes de tous, nous avons organisé une cousinade à Clermont-d'Excideuil (Dordogne) afin que chacun se retrouve et fait exceptionnel, de la plus âgée, celle à qui nous avons dédié cette journée, Henriette, à la plus jeune 2 ans et demi et avec certains époux/épouses/compagnons/compagnes, nous étions plus de 80 personnes! Notre Henriette était très émue de faire revivre, avec et par nous, ses frères, ses soeurs, ses parents. Ce fût une très belle journée!

Nous sommes allés, comme pour un pélerinage sur les lieux de leur vie, là où une superbe photo de mariage avait été prise, en 1937. Une foule de souvenirs est revenue à notre chère Henriette, qui a été un peu chamboulée, pourtant, elle vit à 6 km de là depuis des années, mais n'y était jamais retournée!

Mariage_1937Henriette est en robe blanche entre le jeune garçon et la dame en tablier.

 

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08 novembre 2018

G comme... Guerres et pertes!

À ce chapitre, j'aurais pu rajouter GORCE, comme Léonard GORCE, né le 16 avril 1787 à Burgnac (Haute-Vienne), il s'est marié le 6 mai 1802 à Nexon (Haute-Vienne)... Et oui, il n'avait que 15 ans! Sa femme, Marguerite PRADEAU est âgée de 18 ans... Euh... Environ, plutôt 20 à mon avis, car si j'en crois la date de décès de son père 2 ans plus tôt, elle serait plus née vers 1782. Elle est assistée à leur mariage par son frère Martial puisque ses parents sont décédés depuis bien longtemps, il est son curateur.

15 ans, c'est très jeune pour l'époque, avait-ils fauté? Apparemment non, leur premier enfant, Marguerite, naquit en février 1803... euh, le 18 pluviôse an XI. Oui, le calendrier républicain est arrivé (mon cauchemar) et près de 2 ans plus tard, un énergumène sanguinaire avide de pouvoir suprême, prend place au-dessus de tous, il se fait même empereur, rien que ça! Je ne le nommerai pas, je n'ai aucune envie qu'il croit que je lui rend hommage! Brrr!

Bref, Léonard devait paisiblement vivre en famille, car après Marguerite vinrent, Marie, François, Martial et... Marguerite! Je ne sais rien des deux Marguerite, Marie est décédée à l'âge de 7 mois. Martial s'est marié, tout comme François dont je descends!

Et un puis un jour, le "suprême" décide d'agrandir son empire! Mon Léonard qui ne demandait rien à personne a suivi les ordres et comme plus d'un million d'hommes, n'est jamais rentré auprès de sa famille. François venait de fêter ses 7 ans, la petite dernière, Marguerite, n'avait que 5 mois! Il est mort à STETTIN, en Pologne (d'aujourd'hui), Il n'avait que 25 ans, le 15 septembre 1812.

C'est mon seul sosa décédé à la guerre( disons plutôt durant les environs du dernier siècle), les autres sont des frères de mes ancêtres, des cousins, mais une blessure immense blessure familiale à n'en pas douter! Untel est rentré et pas l'autre...

Ainsi, Marie Mariette, l'arrière-petite-fille de Léonard perdue deux fils lors de la Grande guerre, Jean et Henri BOUILLON. respectivement le 10 mars 1916 aux bois du corbeau (Thiaumont, Meuse) et le 5 juin 1917 à Verneuil Courtonne (Aisne). Cette commune n'existe plus depuis lors. Henri repose à Cerny-en-Laonnois (France), dans la nécropole nationale.

Quant à Jean... Je n'ai pas retrouvé le rapatriement de son corps, ni sa sépulture, par contre pour consoler ses parents certainement il est décoré à titre posthume le 2 janvier 1923! Presque 7 ans plus tard... Trop tard, son père est décédé 2 mois plus tôt!

7 ans plus tard, aussi, revint chez lui Henri Angoin, ça aurait pu être festif si le sujet du jour ne trahissait pas la fin de chaque paragraphe. Oui, Henri rentra chez lui dans un cercueil! 7 ans plus tard! Mais Clémenceau, moi déjà sur terre, je le démontais direct.... Vous saurez pourquoi arrivé à la lettre W... N'empêche qu'une de ses phrases célèbres a été: « pour mes obsèques, je ne veux que le strict minimum, c'est-à-dire moi». Les mères de nos très chers combattants, les pères, ne voulaient qu'une chose aussi pour les obsèques de leur(s) fils... Leur(s) fils! Comme quoi, on peut être un génie au point de vue national, mondial et pas grand-chose en humanité!

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07 novembre 2018

F comme ...Fichtre!

Mes Chers Aïeux!

Fichtre quoi, n'avez-vous pas pensé à nous, vos descendants qui allions-nous intéresser à vos vies? N'étaient-elles pas assez fascinantes pour qu'en lisant vos actes, en remontant nos générations, on ait envie, des fois, de tout arrêter... Quoiqu'en général on s'accroche dur à nos recherches, on ne lâche rien!

Je viens de rendre à Paul, Pierre du coup, sa vie avec ses deux épouses et ses 8 enfants. Juste avant sa naissance, François dit Aubin, son père, a perdu un fils âgé de quelques mois nommé Aubin. Pierre se fit donc appeler Aubin... J'avais par mégarde enterré Pierre et marié Aubin...

Marguerite lors d'un recensement à 29 ans. 2 ans plus tard, elle décède, elle est alors âgée de 36 ans... "Marguerite, je finis ce message et je reviens à toi. Es-tu vraiment celle que je crois que tu es?"

(Oui, je tutoie mes aïeux et leurs collatéraux, je leur parle souvent, surtout lorsque je les cherche...)

(Avez-vous déjà vécu la valse des noms? Très certainement oui!)

Bon, je vous l'accorde mes chers Aïeux, vous aviez un accent très prononcé et le prêtre, plus tard l'officier de mairie, comme vous ne saviez pas écrire, l'orthographiait à l'oreille! Ils rajoutaient des syllabes, ou à leur guise en enlevaient, un petit S par-ci, "tiens avec un T à la fin ça serait mieux!"

Sans parler des erreurs de l'officier de mairie, donnant le nom de la mère à l'enfant, s'ensuit donc une procédure pour rétablir l'acte de naissance au moment du mariage de cet enfant, 20 ou 30 ans plus tard. Forcément, la décision de justice n'est pas jointe à l'acte de naissance...

Et les pattes de mouche, pire, les vagues du curé qui sur 10, 20 ou 30 ans a dû faire croire à tout le monde qu'il savait écrire! Que nenni, il ne me fera pas croire ça, un médecin d'aujourd'hui est plus lisible que ce fameux curé et d'autres très certainement!

Il y a aussi le papier qui absorbe l'encre rendant la feuille, que dis-je, le registre entier illisible.

Si peu que l'on rajoute les désagréments du temps, des rongeurs, de l'humidité, des avaries... Ah mes Aîeux, soyez heureux que je vous aie retrouvé et pardonnez-moi mes erreurs, si je vous aie fait mourir trop tôt, marié à une autre ou que sais-je encore! Petit à petit je revérifie tous mes actes, mes données, petit à petit, je vérifie si la vie que je vous ai écrite est bien la vôtre.

Avec tous mes remerciements et mon affection,

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06 novembre 2018

E comme...Enfant abandonné!

Qu'il devait faire froid ce matin du 16 février 1856 entre Paris et Cosne (Nièvre) même emmaillotée! Qu'il devait faire très froid et que la route serait très longue! Sur le document que je possède, elles étaient deux à faire le voyage. Elles avaient un nom, un prénom et pour que chacun se souvienne de leur numéro d'enregistrement à l'assistance publique, elles portaient un collier avec une jolie médaille en argent. Ses numéros sont distribués par ordre d'arrivée... Alexandrine était fichée 431 et sa compagne de voyage Adèle, avait le numéro 430. 

médaille enfant, ici des Bouches-du-Rhône

 

Arrivée toutes les deux parmi d'autres à l'assistance le 11 février, elles portaient déjà les numéros 430 et 431. Ce qui nous laisse à penser qu'en moyenne, dix nourrissons étaient déposés par jour. Mais une moyenne à l'année comptée sur 42 jours, ça ne fait pas très sérieux.

CARAN 12 FEVRIER 2008 063

 

Lors de ce périple, Alexandrine n'avait que 6 jours, Adèle avait 10 mois et demi et il faisait très froid, c'est l'hiver! D'autres nourrissons partaient pour Arras, Vervins, Cambrai, Valenciennes... Ils partaient à la campagne, vérité bien déguisée! 

À peine arrivés, à peine nés, ils voyageaient dans de terribles conditions. Emmaillotés à l'arrière d'une charrette, parfois bien calés dans de la paille ou du foin et pourquoi dans un excès de luxe, accompagnés d'une nourrice...

CARAN 12 FEVRIER 2008 064

 

En 1856, le voyage était presque luxueux comparait à 70 ans auparavant, lorsqu'il fallait amener tous les enfants à la capitale (lieu de "rassemblement" des orphelins) sur un portefaix, somme toute, dans la hotte que portait un homme... Nombreux ne parvenait pas à l'arrivée! Plus tard, des succursales ont été ouvertes partout en France. Mais transport ou non, on remarque que les décès sont encore nombreux. sur ce dernier document, sur 7 enfants, 4 ont survécu.

Alexandrine est née le 10 février 1856, de père non dénommé et d'Élise Caroline DARRAS, dans le XIIe arrondissement à Paris. Elle est déposée à l'assistance publique dès le lendemain, jusqu'au 16, jour de son départ pour Cosne.

°Alexandrine DARRAS

 

Dans mon message d'hier, je vous parlais d'elle et de sa soeur plus "chanceuse" peut-être. Lors de son mariage, alors qu'elle aurait dû être éduquée, elle n'a pas signé, car elle ne sait pas le faire...

Cette lettre E n'est vraiment pas facile à écrire avec un tel sujet, il y a tant à dire, mais les tripes et le coeur refusent de suivrent les doigts...

Je vous invite à lire cet extrait du livre "Les Enfants-Trouvésqui date de 1831". C'est cru et loin d'être romancé!

 

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05 novembre 2018

D comme...Dates!

Je ne suis certainement pas la seule à avoir remarqué, bon nombre de fois, des dates qui coïncident entre différentes personnes d'une même famille, ainsi que des faits qui se répètent. 

En cherchant le thème d'aujourd'hui, "mais que vais-je trouver commençant par la lettre D", je viens de "croiser" des ancêtres de mes enfants. En voyant leur date de décès si proche, il était évident pour moi qu'une épidémie voguait alors dans l'air de Saron-sur-Aube (Marne). Mais après tout, ce n'est peut-être pas aussi sûr que cela!

Mais commençons par le début.

Nicolas DARRAS est né à Sarron-sur-Aube le 27 juillet 1792.

Archive départementale 04-11-2018 18-52-56

Son épouse, Adélaïde CHANTRIAU est née le 1er juillet 1793 à Pleurs (marne).

Archive départementale 05-11-2018 11-07-31

Ils se sont mariés le 26 juin 1816 à Saron-sur-Aube et ont eu 7 enfants, garçons et filles en alternance. Garçon, fille, garçon, fille... De 1818 à 1833. 

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Nicolas est né de papa inconnu, tout comme sa petite-fille Julie, la fille d'Élise, surnommée Julia. Celle-ci vivra un court temps chez ses grands-parents. Elle aura plus de chances que sa petite soeur Alexandrine, elle sera reconnue par Eugène CAURO en 1868 lors de son mariage avec Élise, elle a alors 12 ans.

DARRAS

Ce qui m'avait donc fait penser à une épidémie, c'est que Nicolas et son épouse sont décédés à 11 jours d'écart... ça se passe en 1883. Ils ont 90 ans, 91 en juillet, mais décèdent le 20 et le 31 mars. Au décès de son mari, Adélaïde part vivre chez sa fille et son gendre, autant dire que les meubles n'ont pas eu le temps de se serrer!

Archive départementale 04-11-2018 19-52-21

Archive départementale 04-11-2018 19-47-31

 

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03 novembre 2018

C comme... Chiffonnière!

Ma belle Cadix n'en venait pas pourtant... Elle est née 110 ans avant l'opérette. Françoise dite Émilie CADIX a vu le jour à saint-Yreix la Perche (87) le 28 mai 1835.

A 20 ans, elle se marie avec Gabriel PAPELOUX, ils eurent (au moins) 2 enfants. Gabriel décède lorsque la petite dernière n'a que 9 mois. 1 ans plus tard, agée de 36, elle épouse Eloi PICAUD à Excideuil (24).

De cette union, naissent 3 enfants, Anna, Marie-agnès (mon arrière grand-mère) et Eloi.

Son mari est tambour de ville, c'est lui qui passe dans le village et alentours pour annoncer les nouvelles importantes. Criait-il réellement, comme dans les films: "Oyé, oyé, avis à la population!" J'adorai ces passages à la télévision quand j'étais gamine... 

Tambour_de_villeÉmilie est tailleuse, puis, chiffonnière, deux métiers qui a l'époque allaient plus que bien ensemble, rien ne se perdait et surtout pas un bout de tissu. C'est ce que je pensais lorsque j'avais découvert son métier.

Mais chiffonnière ne veut pas dire ramasser uniquement des chiffons usagés, Émilie est ce qu'est un éboueur de nos jours. Enfin presque, à l'époque, peu de chose se jetait aussi facilement qu'aujourd'hui et certainement pas de la nourriture! 

Le chiffonnier collecte, les vieux chiffons pour les papeteries, les peaux de lapin pour les industries de fourrure ou pour faire la colle de peau utilisée en ébénisterie ou pour la marqueterie, les os pour la fabrication de colle, superphosphates, phosphore des allumettes, noir animal, gélatine comestible ou pour films photographiques, pièces de tabletterie, la ferraille pour la métallurgie, les boites de conserve pour l'industrie du jouet, le verre, les boues vendues aux fermiers en qualité d'engrais, le papier pour la cartonnerie, ils faisaient le commerce du tabac récupéré sur les mégots. Tout cela bien sûr, suivant les différentes époques!

En résumé, un chiffonnier est une personne dont le métier consiste à passer dans les villes et villages pour racheter des choses usagées et les revendre à des entreprises de transformation. Ce métier a eu cours jusqu'aux années 1960 en France. Il a commencé à disparaitre de nos grandes villes avec l'avènement de la superbe invention du préfet de la Seine, Eugène POUBELLE. 

La chiffonnière 

 

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